(Déclamation rythmée) Pourquoi donc ne dis-tu plus rien ? Je te trouve ce soir pâlie : Couder déjà, ce n'est pas bien... Mon aimé, les serments s'oublient. Alors prends ce bouquet de fleurs, c'est de l'amour quelles émanent. Dans tes beaux yeux pourquoi ces pleurs ? Mon bien aimé, les fleurs se fanent. Donne-moi la bouche à baiser, On dit que les lèvres effleurent Mais les miennes vont se poser... Mon bien aimé, les baiser meurent.
Expressions lyriques - Mélodies avec déclamation rythmée
Song Cycle by Jules Massenet (1842 - 1912)
1. Dialogue
Text Authorship:
- by Marc Varenne (1877 - 1968)
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Researcher for this text: Emily Ezust [Administrator]2. Les nuages
(Déclamation libre) Les voyez-vous passer sous le ciel monotone. Tous ces nuages blancs aux reflets bleus et gris ? Sans trêve ils sont chassés par l'âpre vent d'automne, qui les pousse toujours et les met en débris ; Ils sont tout affolés et semblent en détresse, Dès que je les admire, ils fondent aussitôt, Et dans mon cœur, soudain, je sens une tristesse : Je veux les regarder, mais ils meurent trop tôt ! En les voyant courir, Jeunesse, à tôt je songe, Quand fuyant sous le vent des désillusions, Ton aile, se brisant à l'écueil du mensonge, S'éparpille en morceaux comme un vol d'alcyons. (déclamatoire) On te rappelle en vain, tu pars inexorable, On t'espère on t'attend, on te pleure toujours, Et tu laisses en nous un vide intolérable, Car tu pris, en partant, non espoirs, nos amours Et tu nous arrachas d'une main trop cruelle Tant de cœurs allumés aux rayons de ta Foi ! Voilà pourquoi souvent, images en dentelle. Mes yeux en vous suivant s'attristent malgré moi.
Text Authorship:
- by Cécile, Comtesse Roch de Louvencourt, née Multedo (1887 - 1974)
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Researcher for this text: Emily Ezust [Administrator]3. En voyage
(Déclamation rythmée) On donc allez-vous, Madame, Sans postillon ni piqueur ? Je m'en vais porter mon âme Où s'en est allé mon cœur. Pourquoi la voiture est-elle Sans or, satin ni velours ? A quoi bon ? C'est, telle quelle, La voiture des grands jours. Elle a pris un ton morose, sous les injures de l'air Le matin la fait d'or rose, Et la lune d'argent clair. ce carrosse, qui le traîne ? Il ne roule pas tout seul ! L'espérance, ma marraine, Avec l'Amour mon filleul. Mais rien qu'à voir comme il penche, Il va courir de guingois. Sans déplacer une branche Il traversera les bois. quand vous mettrez-vous en route Pour ce voyage enchanté ? Avant de partir, j'écoute Si l'alouette a chanté. Pourquoi nous quitter, petite, Par ce printemps embaumé ? Au mois d'Avril on va vite ; On va loin au mois de mal ! Dans cette pauvre voiture Vous aurez chaud au mois d'août. On peut tenter l'aventure, quand le bonheur est au bout !
Text Authorship:
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Researcher for this text: Emily Ezust [Administrator]4. Battements d'ailes
(Déclamation rythmée) Les soirs d'été si doux, voilés de crêpes bleus, Où le cœur vient mourir dans un battement d'ailes, Font les arbres légers Comme de blonds cheveux Sur lesquels, en rêvant, flotteraient des dentelles. Le lac a revêtu ses tons de camaleux Et reflète en son eau, du ciel, Puisque étoile... Regardons-nous, veux-tu, tout au fond de nos yeux, Afin que notre amour hisse sa blanche voile ! Ah ! laissons-nous bercer par le divin hasard... Quel bonheur de s'aimer au cœur même des choses, De jeter sur la vie un doux et long regard, De jeter sur la vie, à pleinen mains, des roses !... des roses !.. des roses !...
Text Authorship:
- by Jeanne-Françoise Thomasset (1878 - 1943), as Jeanne Dortzal, "Battements d'ailes", written 1908, appears in 2. Variations sur un même thème, no. 6, Paris, Éd. Sansot & Cie, first published 1908
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Researcher for this text: Emily Ezust [Administrator]5. La dernière lettre de Werther à Charlotte
(Déclamation rythmée) « Il faut nous séparer... Au bord de cet abîme, L'heure a sonné pour nous de l'éternel adieu ; et j'irai, s'il est vrai que l'amour est un crime, En demander pardon à Dieu. c'est fini ! pour toujours ! J'entre prends un voyage, Dont, pour vous retrouver, je ne reviendrai pas ; Mais, en mon cœur brisé j'emporte votre image, Afin d'enchanter mon trépas ! Jusqu'au moment suprême, enivré par vos charmes, Mon cœur n'aura battu dans l'ombre que pour vous, Et mon dernier baiser, et mes dernières larmes, Je les dépose à vos genoux. Je vous fais mes adieux de la petite chambre D'où je ne sortirai plus que dans mon linceul, Et, pour me consoler en ce jour de Décembre, Personne ! je suis seul, seul ! D'ailleurs, il se fait tard ; d'ici quelques minutes, A partir pour là-bas je vais me préparer Noël !.. j'entends au loin des airs gais sur des flûtes... Charlotte ! Je t'aime ! Adieu ! Il faut nous séparer ! Adieu... Charlotte... Adieu... Adieu !
Text Authorship:
- by Roger de Gontaut-Biron, Comte / Duc (1884 - 1944)
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Researcher for this text: Emily Ezust [Administrator]6. Comme autrefois
(Déclamation rythmée) J'ai revêtu, ce soir, Mon large manteau noir, Celui que je mettais au temps de nos folies, Quand tes yeux s'emplissaient de mes mélancolies. Puis j'ai remis la fleur qui tremblait sur mon cœur Jadis : géranium ou branche de verveine ? O parfum qui contient une si douce peine... Car j'ai pleuré d'amour, tout bas, jusques au jour. N'as-tu pas vu parmi des lambeaux de dentelles, Mes bras nus suppliants s'ouvrir comme des ailes ? Et mon grand manteau noir Flotter au veut du soir ?
Text Authorship:
- by Jeanne-Françoise Thomasset (1878 - 1943), as Jeanne Dortzal, "Comme autrefois", written 1908, appears in 2. Variations sur un même thème, no. 18, Paris, Éd. Sansot & Cie, first published 1908
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Researcher for this text: Emily Ezust [Administrator]7. Nocturne
(Déclamation rythmée) Il est minuit. La bonne odeur de bois fait frissonner les roses ; L'étoile luit ; Mon cœur a chaud ce soir ; sais-je pour quelles causes ? Tu peux venir, Je ne te dirai rien... je laisserai la chambre se souvenir... Déjà roulent sur nous de longs effluves d'ambre. Trouves-tu pas Que l'ombre agit sur nous comme un puissant dictame ? Soudain la nuit vous berce et vous emporte l'âme ! Mais tu souris Mystérieusement, sans trop comprendre, Et t'attendris Car tu sais bien que tes baisers vont me reprendre... Je t'aime tant ! Donne tes yeux, sois grave, et donne-moi tes lèvres. Pour qu'en partant Je puisse encor crier ton nom parmi mes fièvres !
Text Authorship:
- by Jeanne-Françoise Thomasset (1878 - 1943), as Jeanne Dortzal, "Nocturne", written 1908, appears in 2. Variations sur un même thème, no. 7, Paris, Éd. Sansot & Cie, first published 1908
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Researcher for this text: Emily Ezust [Administrator]8. Mélancolie
(Déclamation rythmée) Sur les flots de la vie, suivant ce qui me tient, suivant ce qui me lie Je m'en vais pauvre rien... Le temps est gris... Qu'importe !.. Va, mon cœur ; suivant ce qui t'emporte, chante ou pleure les jours ! Mon cœur, va toujours, Suivant ce qui t'emporte. Va toujours... Si la mer est bien douce Mon cœur en reposant Chante le vent qui pousse Ma barque de passant... Le temps est gris... Qu'importe ! Va, mon cœur, va toujours ; suivant ce qui t'emporte... Chant, ou pleure les jours... Mon cœur, va toujours Suivant ce qui t'emporte... Va....
Text Authorship:
- by Anonymous / Unidentified Author
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Researcher for this text: Emily Ezust [Administrator]9. Rose de mai
(Déclamation libre) Ce n'est pas ta beauté qui m'attire... d'autres fleurs la reçurent en partage ; mais tu possèdes ô belle, la royauté des roses, tu es la rose de Mai ! Ce parfum discret qui violente mon âme, fait des senteurs fraîches de l'immortel Printemps, tu le gardes jalousement au fond de ton calice et ne le revêtes qu'à tes élus, ô rose de Mai ! Sur un sein blanc aimé où tu fleuris un jour, pudique union du lys et de la rose, mes lèvres goûtèrent cette blancheur et ta pourpre tu devins immortelle ! O rose de Mai ! Ta senteur de mystère a pénétré mon âme qu'elle inonde tout entière ! Quand je te respire, d'une brève minute d'amour tu fais l'heure infinie... cruellement éternelle, mais divine, tu es le « Souvenir, » Ô glorieuse rose de Mai ! Ce s'est pas ta beauté qui m'attire... d'autres fleurs la reçurent en partage ; mais tu possèdes, ô belle, la royauté des roses, tu es la rose de Mai !
Text Authorship:
- by S. Poirson
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Researcher for this text: Emily Ezust [Administrator]10. Feux‑follets d'amour
(Déclamation rythmée) « Mes sœurs ! dans cette nuit d'étoiles Je sens le printemps voltiger ! Où fuyez-vous ? Où fuyez-vous ? Un vent léger Caresse mollement vos voiles... Un vent léger un vent jaloux... Où fuyez-vous ? » Ainsi, devant la vierge blanche, Ses sœurs passent... L'une se penche. « Sens !.. De parfums, le soir, est lourd ! Viens avec nous ! Viens à l'amour ! » Elle hésite !.. Et sur les prairies, Près des sources, dans les forêts. Des nymphes sur les gazons frais En souples théories, glissent... »Sur les gazons... les gazons roux, Où glissez-vous ? » « Viens ! » Et la vaporeuse bande Serpente, serpente, ondule sur la lande, L'enlace, l'enlace : « Viens ! Viens ! Viens ! Le temps est court ! Fuis avec nous ! Fuis vers l'amour ! » Las ! D'aimer... la vierge succombe ! Dupuis, par les soirs désolés, Du sein des eaux, les feux-follets viennent l'arracher à sa tombe : (douloureux) « Feux-follets ! Où m'importez-vous ! » Danse avec nous ! (échevelé ; enivré) Et renouant leurs farandoles, Tourbillonnant en rondes folles, Ils dansent, ils dansent, dansent, dansent, ils tournent, tournent jusqu'au jour ah ! Les pales feux-follets d'amour ! Les feux-follets d'amour !
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Researcher for this text: Emily Ezust [Administrator]